Filet
Je suis une lamentable passoirePar laquelle tout s’écouleLe temps ce liquide lourdQui se presse et s’écraseMais aussi l’argent, monstre asexuéQui
Une plume qui gratteSur un livre épongeD’autres moments terriblesOù le ciel s’effondre brusquementPour révéler… le vide.Ma manche,Qui frotte sur ce
Rebut je suis rebut je resteChanger se travestirDéjà tant déguiser que j’étouffeRespirer le pur pour s’écœurer de l’impurFuir Damoclès pour
Comme un soleil qui se lève Pour assombrir le passéComme un horizon qui se creusePour dessiner l’alacritéComme un zéphyr qui
Tel un doux zéphyrQui laisse en souvenirUn sourireUn rireL’inverse du pireSoupirIl est des gens ainsiQui passent dans les vies d’autruiLes
Moi je… suis !Jeux de suie,Suite de jeux, jeux des mois,Mois qui se suivent et se suivent… et se suivent