Je suis une lamentable passoire
Par laquelle tout s'écoule
Le temps ce liquide lourd
Qui se presse et s'écrase
Mais aussi l'argent, monstre asexué
Qui pourtant se donne
Et se perd pour son seul plaisir
L'amour qui s'enfuit de mes mains
Comme le sable que l'on veut prendre
Comme l'on attrape
Avec un trop grand filet
Un joli petit poisson
Mai 92