1er mai 1993

Un terrain de bataille.
Aucun gagnant
Dans ce combat de titan.
D'un coté la terre et ses tremblements,
Ses spasmes, et ses éruptions de colères
De l'autre le vent,
Impalpable, bruyant
Et inconsistant, fuyant et somnolent

Tel je me vois d'un regard absent laissant le temps passer
Et passant le temps
En espérant y découvrir le morceau d'espoir
Tout en sachant
Qu'il ne viendra pas... comme ça.
Je pleure une personne que j'aimais bien
Mais qui m'a jeté dans le doute

Je pleure une personne solide comme un roc
Et qui pourtant a choisi dans la mort
L'issue qu'il avait trouvée
Je pleure mon espérance en un monde meilleur pour lequel il a donné sa vie et sa mort.
Je pleure sur mon propre compte
Me demandant
Si la voie n'est pas toute tracée.
Je pleure et reste là, j'attends et d'un regard absent je regarde le temps passer.

Quand l'espoir me prend et me jette vers des deltas prometteurs
Je m'oublie, oublie mon corps, sors de moi même et rentre épuiser… trop épuisé pour vivre.
Quand le désespoir m'étreint, je reste là, j'attends; et j'entends le temps passant,
Je m'oublie et rejette mon esprit,
L'enfermant dans une pièce noire
Soufflant la petite étincelle, la confondant avec les feux qui me rongent.
J'en viens à espérer le blanc et le noir
La pureté et le vice
La création et l'inaction
La joie et son absence
La vie et la mort
Et comme si tout cela était trop sérieux ou pas assez
J'en viens d'un regard absent à regarder le temps qui passe et moi qui attend là.

Le 1er Mai 1993

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut