Pays de pluies

Pays de songes
Un visage qui se penche
Deux cœurs qui s’épanchent
Dieux, loin de la forge
Et l’éternité pour soupir

Trois battements de temps
Où les yeux dédaignent s’ouvrir
Comme ayant épuisé le content
Quatre mesures d’oublis
Que la passion fuit
Pour d’innombrables vécus

Pluie de songes
Déferlement d'images
Lieux lointains et semble t-il connus
Sons audibles et incompréhensibles
Jours de haine et de violence
Joie des heures qui se rassemblent
Semence de temps à venir
Un oiseau passe au dessus de la plaine
L'océan s'abat sur une grève
Un rire d'enfant sème la joie et l'oubli
Et le réveil prépare la nuit.

1/1/94

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