A Marie Mathilde

Il est une multitude dont les idées sont noires
Et dont les actes sont blancs

Il est une multitude bien plus grande
Dont les idées sont incolores
Et dont les actes le sont autant

Il est une autre multitude dont les actes sont noirs
Et dont les idées sont sereines

S'il faut choisir, autant opter pour la torture de soi
Que de laisser faire ceux
Qui se complaisent à torturer les autres

Si nous sommes tous deux de ceux qui s'infligent de la peine
C'est avant tout parce que d'autres s'ingénient à répandre le chaos

Si nous sommes tous deux isolés dans notre souffrance
C'est avant tous à cause de l'indifférence du plus grand nombre

Mais ce qui fait ce que nous sommes
C'est de rester nous même et de n'être
Ni bourreau, ni spectateur !

Le 11/07/2001

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